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« ADULTES »

VILLE-EVRARD
Dr. Dominique LAURENT, Dr. François LEGUIL, Dr. Yves-Claude STAVY
« Lectures de cas » Lors de chaque présentation, un patient est accueilli par un analyste, dans un unique entretien. Le patient a certes déjà rencontré un ou plusieurs soignant, mais durant cet unique entretien, une chance s’offre à lui : exposer à nouveaux frais, sa propre lecture de ce qui l’aura conduit à l’hôpital psychiatrique. L’analyste, lui aussi, fait une lecture du cas. En quoi et dans quelles mesures, cette lecture relève d’autre chose que de nos propres élucubrations sur ce à quoi a à faire : celui ou celle qui s’adresse à nous ? Comment favoriser, ou du moins, comment ne pas empêcher, de la part de ce patient, l’invention d’une trouvaille ouvrant non seulement sur un lien social inédit... mais résonnant en même temps pour lui, (et non pas seulement pour le clinicien), avec les coordonnées de l’énigme qu’il aura, personnellement, déjà rencontrée?
C’est ce que nous souhaiterions interroger à partir du plus vif de ce que les patients auront rencontré, et souhaité transmettre.

Lieu : Hôpital de Ville-Evrard, 202, avenue Jean Jaurès, 93330 Neuilly sur Marne.
Périodicité : Le vendredi matin, de 10h à 13h (avec le concours des services des Drs D. Boillet et J.-P. Tachon).
Transport : RER ligne A (arrêt Neully Plaisance), puis bus 113B (arrêt Ville-Evrard).
Renseignements : 01 41 61 22 70 (secrétariat du Dr . Y.-C. Stavy)
YERRES
Mme Marie-Hélène BROUSSE, Dr. Fabien GRASSER, Dr. Jean-Daniel MATET, Dr. Herbert WACHSBERGER

Psychose et partenaires électroniques : les impasses de l’appareillage
Dans le séminaire XVII, Lacan met en évidence l’effet d’un savoir qui a progressé d’avoir remis à Dieu la garantie de la vérité. Le monde est dès lors peuplé d’ondes, pure création de la science, du calcul, de la numération de vibrations qui se déploient dans l’alétosphère qui s’enregistre mais ne se perçoit pas, nouveau champ d’une vérité formalisée.
Tout particulièrement depuis la miniaturisation des technologies, de nombreux sujets psychotiques se plaignent de leurs effets. La clinique met en évidence que c’est chaque fois le produit de leur interprétation du phénomène élémentaire et de sa qualité de certitude, qui les fait aboutir à la conviction persécutive d’avoir été victime d’intrusion par un de ces objets microscopiques (puce, sonde, électrode, micro...), focalisant ondes et vibrations sonores ou électro-magnétiques, et donnant ainsi réalité à leurs phénomènes élémentaires. Ils peuvent vouloir l’éliminer jusqu’à la mutilation ou le suicide. Certains en attribuent la cause à un autre, d’autres à un agent non personnalisé de la médecine ou de la science, d’autres encore n’en trouvent aucun. Quand ils tentent de localiser l’émetteur des phénomènes qu’ils perçoivent, soit de construire une signification délirante, ils aboutissent presque chaque fois à la conviction fixée et irréversible de la présence corporelle d’un objet intrus. Peut-on dire qu’ils cherchent la localisation de la jouissance dans ce qu’ils savent des créations de la science, dans sa présence, à la différence de Schreber, qui la localise en Dieu ?
Certains parviennent à composer avec ce symptôme qu’ils ont produit, d’autres le voient disparaître entre les moments aigus, d’autres plus rares trouvent une nouvelle localisation plus adaptée à un lien social. Dans tous les cas, il s’agit pour eux d’un symptôme souvent instable qu’ils inventent à défaut du Nom-du-Père, mais qu’il est hors de question de contrer sauf à déclencher des réactions désastreuses.

Lieu : Unité clinique « Jacques Lacan », 10, rue Rossini, 91330 Yerres
Périodicité : Le jeudi de 13h15 à 16 h, tous les quinze jours.
Transport : RER fréquents à 25 minutes de la Gare de Lyon ou 30 minutes en voiture par l’A4 et Villeneuve-Saint-Georges.
Renseignements : F. Grasser au 01 69 49 69 70